Ces joueurs NBA qui ont souvent perdu en finale

Désireux de marquer l’histoire d'une franchise, les joueurs NBA convoitent chaque année le titre de champion. Certains ont été aux portes de la consécration ultime, mais ont échoué malgré de belles opportunités. Le talent ne suffit pas pour entrer dans la légende.

Chris Webber : une malédiction depuis l’université

Période d’activité en NBA : 1993-2008

Avant d’intégrer l’antichambre de la NBA, Chris Webber réalise une brillante carrière universitaire avec les Wolverines du Michigan. L’intérieur terrorise les parquets du pays avec ses coéquipiers talentueux et athlétiques composés de Juwan Howard, Jalen Rose, Jimmy King et Ray Jackson. Cette bande de cinq devient vite populaire au pays de l’Oncle Sam, si bien qu’on les surnomme le « Fab Five » par leur style vestimentaire « hip-hop gangsta » et leurs crânes rasés. Le documentaire d’ESPN consacré à cette brillante génération, et l’un des plus vus de l’histoire de la chaîne sportive.

Pour ces joueurs, il ne reste plus que le titre de Championnat NCAA, mais l’équipe échouera par deux fois en finale en 1992 et 1993. Ses désillusions sportives auraient pu faire place à un romantisme dans l’histoire de la fac du Michigan, mais un scandale de pots-de-vin qui concerne ces sportifs, va entâcher l’histoire du club.

LE FBI SIFFLE LA FIN DE L’AVENTURE

Une enquête initiale de plusieurs années, menée par la NCAA, le FBI et le Département de la Justice américaine provoquera un séisme au sein de la fac Michigan. Elle démontrera que certains basketteurs dont Chris Webber, ont noué des relations avec Ed Martin, un parieur qui faisait du blanchiment d’argent. En 2002, le club est lourdement sanctionné, tandis que les trophées individuels du joueur et ses deux participations aux finales, seront effacés des tablettes de l’histoire de la ligue universitaire.

Le visage des Kings

Sélectionné en première position de la draft 1993, Chris Webber montre déjà toute l’étendue de son talent avec les Warriors de Golden State. La saison suivante, l’intérieur américain fait ses valises pour Washington. Bien qu’il ne voulait pas être échangé aux Sacramento Kings, il rejoint la Californie en 1998. Le club est alors historiquement présenté comme une franchise de loser au sein du championnat NBA. Par ses performances sportives, il devient rapidement le franchise player et parvient à changer la culture de l’équipe. Épaulé par Doug Christie et les Serbes Peja Stojakovic et Vlade Divac, les Kings réalisent le meilleur bilan de la ligue en 2002 (61 victoires pour 21 défaites).

En playoffs, ils parviennent en finale de la Conférence Ouest. Présentés comme les favoris, ils échouent face aux Lakers de Kobe Bryant, qui remportent la série 4-3. L’action marquante de ces confrontations est le shoot au buzzer de Robert Horry lors du Game 4. Cette séquence (en vidéo ci-dessous) illustre les mauvaises décisions défensives des Kings toute au long de la série. Toute au long de ces finales, Sacramento avait la victoire à portée de main, mais les joueurs de Rick Adelman ont été incapables de conclure lors de moments décisifs. Beaucoup de spécialistes ont souligné des décisions arbitrales litigieuses favorables aux Lakers. Cet échec est d’autant plus cruel, que les Kings auraient pu rencontrer New Jersey en finale. Un effectif tout à fait abordable à battre. Pour Webber, cette défaite a scellé son destin. Par la suite de sa carrière, il ne sera jamais aussi près de remporter un titre NBA.

Karl Malone : le deuxième meilleur marqueur de l’histoire de la NBA

Période d’activité en NBA : 1985-2004

Surnommé « The Mailman » (le facteur » en français), Karl Malone a composté les superbes passes de John Stockton, l’un des plus grands meneurs de jeu de tous les temps. Le duo légendaire a fait les beaux jours des Utah Jazz. La franchise de Salt Lake City atteint deux finales consécutives, mais échouent face aux Bulls de Michael Jordan. La victoire était à portée de main (ou de l’arceau), mais Malone et les siens ont pris de mauvaises décisions lors de moments-clés.

Les années passent et se ressemblent pour le double MVP. Brillant sur le plan individuel, il accumule les nombreuses distinctions et les sélections au All Star Game (14 fois). Chaque saison, l’intérieur bodybuildé emmène la franchise en playoffs. Mais la fin de sa carrière approche sans le moindre titre. Prêt à tout pour obtenir une bague de champion, le joueur décide de rejoindre les Lakers pour le salaire minimum lors de la saison 2003-2004. Les Californiens sombrent contre Detroit et Malone prend sa retraite.

Joueur magnifique faisant partie de la mythique Dream Team qui remporte l’or olympique en 1992 et en 1996, le Jazzman a marqué de son empreinte l’histoire de la Ligue. Il a côtoyé les plus grands, mais ne les a pas tutoyés en terme de palmarès collectif. Un loser magnifique tout comme Pat Ewing, joueur qui a également perdu deux finales (en 1994 et 1999 avec New York). Bien qu’ils soient tous deux intronisés au Hall of Fame depuis, ils ne sont pas entrés dans une dimension encore plus immense. Un sentiment de malchance.

Elgin Baylor : il a perdu huit finales

Période d’activité en NBA : 1958-1972

Aujourd’hui âgé de 86 ans, Elgin Baylor a éclaboussé de son talent les parquets NBA durant les années 1960. Joueur le plus dominant de sa génération, il est drafté en première position par les Lakers, l’unique club de sa carrière. Mais pour être titré, le talent ne suffit pas. Il faut intégrer une équipe performante, faire des bons choix lors de moments-clés et ne pas se blesser. Autant d’ingrédients et de scénarios, qui peuvent changer la trajectoire sportive d’un basketteur.

Malgré huit participations en finale, il n’a jamais remporté un titre. Son équipe échoue souvent face aux redoutables Celtics de Bill Russell. C’est lors de sa dernière année, que Los Angeles atteint la consécration. Mais avant le début des séries éliminatoires, Baylor décide de prendre sa retraite à 37 ans, en raison d’une blessure au genou récurrente. Selon le règlement de la Ligue, il ne peut donc prétendre être titré. Intronisé au Hall of Fame en 1977, il est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire des Lakers. Une statue le représentant est présente aux abords du Staples Center, c’est dire l’importance du joueur. Le Poulidor à la sauce de l’Oncle Sam.

Anderson Varejão : en trois saisons, il a raté trois fois le titre

Période d’activité en NBA : 2004-2017

Même s’il n’a pas autant marqué sa discipline que les autres malchanceux précédemment évoqués, l’histoire du brésilien Varejão mérite tout de même de s’y consacrer. Il aurait très bien pu entrer dans l’histoire des Cleveland Cavaliers pour l’éternité. Apprécié pour sa fidélité à l’égard de la franchise dans laquelle il y reste plus de douze ans. Le joueur à la chevelure déstructurée écrit l’une des plus belles pages de la franchise. Avec la star LeBron James, l’intérieur brésilien accède deux fois à la finale NBA. Mais les joueurs de l’Ohio s’inclinent en 2007 face à San Antonio et face à Golden State en 2015.

Anderson Varejão sous le maillot des Cavaliers en 2014. ©Keith Alisson.

Quelques mois plus tard, il fait ses valises pour les tenants du titre, les Golden State Warriors. Ces derniers affrontent en finale les joueurs de l’Ohio. Ces derniers réalisent l’exploit de revenir d’un déficit de 1-3, pour remporter leur tout premier titre de leur histoire. Qu’à cela ne tienne pour Varejão, qui poursuit l’aventure avec la franchise de San Francisco. L’équipe voit débarquer la gâchette Kevin Durant. L’apport de ce dernier est considérable. Lors de la saison 2016-2017, les Warriors prennent leur revanche en finale sur LeBron James. Mais avant le début de ces playoffs, le Brésilien n’a pas été conservé dans l’effectif. Selon le règlement NBA, il n’est donc pas éligible pour obtenir une bague de champion.

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