Les chats noirs dans le football 

Ces joueurs avaient l’ambition de marquer les esprits avec leurs clubs respectifs. Ils le quitteront, à la suite d'un dénouement cruel. Quand ce scénario à sens unique se répète, il y a de quoi se poser des questions.

Ballack et Reus, des pieds soyeux mais des parcours malchanceux

Nos voisins d’Outre-Rhin ont enfanté des joueurs de classe mondiale, qui ont marqué l’histoire du pays. Certains ont pourtant été proches de la consécration ultime. Ils ont pourtant vu ce rêve leur échapper, à la suite de fâcheuses circonstances. 

Michael Ballack, le Kaiser sans couronne 

Commençons par Michael Ballack. Avec le Bayern Munich, son palmarès fait des envieux, puisque le maestro allemand a tout remporté au niveau national. C’est à l’international que l’armoire à trophées pose problème. L’année 2002 est un millésime amer, alors que le synopsis semblait excitant. Intenable avec ses 17 buts en Buli, le meneur est en passe d’emmener Leverkusen vers une formidable épopée. En effet, le club de Rhénanie a la possibilité d’accomplir un triplé historique. Mais la réalité du rectangle vert va le faire déchanter.

Huit finales perdues en deux saisons

Devancé par le Borussia en Bundesliga, le Werkself sera finaliste malheureux de la Coupe nationale. Avec une formidable équipe emmenée par le capitaine Ramelow et le Brésilien Lucio, der kleine Kaiser (« le petit empereur ») peut malgré tout finir en apothéose, à l’occasion de la finale de la C1. Mais la légendaire reprise de volée de Zidane, balaie le rêve européen de Ballack.

 Hampden Park, Glasgow : Michael Ballack ne peut que contempler la Coupe aux grandes oreilles, à l’issue de la finale perdue, le 15 mai 2002. 

Pour se rattraper de ce coup du sort, rien de mieux que d’attaquer tambour battant le Mondial asiatique. Séduisante pendant toute la campagne, la Mannschaft se manque face au Brésil de Ronaldo. L’Allemand rate le coche et particulièrement en finale de l’Euro 2008. Cette année-là sous le maillot de Chelsea, le natif de Görlitz, rate le titre lors de la dernière journée, et passe à la trappe pour remporter de la Coupe d’Angleterre. Sur la scène européenne, les Blues buttent sur la dernière marche de la Ligue des Champions. Un chat noir qui a un beau pedigree.

Marco Reus, des regrets éternels

Être brillant aux éliminatoires du Mondial 2014, pour ensuite être contraint de déclarer forfait lors du rendez-vous final. C’est le résumé de la carrière de Marco Reus. Blessé comme tant d’autres fois, il regardera ses coéquipiers s’adjuger le moment magique ultime.

Sept fois été vice-champion d’Allemagne

Dans la conquête de la Bundesliga avec le BVB, le milieu de 34 ans s’est cassé sept fois les dents face au redoutable Bayern Munich. Un joueur admiré, qui a souvent manqué l’occasion d’atteindre la consécration, comme lors de la finale européenne de 2013. Frustrant.

Hector Cuper, quand ça ne veut pas

Selon Louis XIV, « C’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre ». Pour l’Argentin Hector Cuper, les années se succèdent et se ressemblent sous le signe de la malchance. L’ancien sélectionneur de la Syrie, n’en reste pas moins un brillant technicien.

« je perds encore une finale… Je ne vais pas dire que je suis habitué, mais bon… »Hector Cuper, après la finale perdue avec l’Egypte face au Cameroun.

En point d’orgue, son passage remarqué à Valence. Sous les ordres du tacticien argentin, le club espagnol accéda deux fois à la finale de la Ligue des Champions. Dernièrement, il permit à l’Egypte de se qualifier pour la Coupe du monde 2018, 28 ans après sa dernière participation. Mais après trois revers en phase de poules, le technicien est remercié. L’exigence de la performance.

© Double Pas / Victor Lévy

Paul Bernardoni, adepte de l’ascenseur

Prometteur gardien de but, le Français débute véritablement ses classes à Troyes en 2015. Les Aubois sont alors fraichement promus en Ligue 1, mais vont très vite être pris à la gorge par le niveau de l’élite française. Finissant bon dernier avec seulement trois victoires au compteurs, l’ESTAC sont rétrogradés à l’échelon inférieur. Avec 12 rencontres, Paul Bernardoni parvient malgré tout à se faire remarquer à Bordeaux, où il y pose ses valises, mais par pour très longtemps.

Trois relégations à son actif

Les Girondins l’envoient en prêt, aux quatre coins de l’Hexagone. Après Clermont, il défend les cages du Nîmes Olympique. Avec les Crocodiles, l’idylle est belle, mais est cruelle, puisque à l’issue de la deuxième année, les Gardois descendent en seconde division. C’est alors qu’Angers décide de débourser près de 7,50 millions, pour s’attacher ses services. Face à une concurrence accrue à son poste, il fait une pige à Saint-Étienne.

Dans le Forez, les Verts sont en perdition sur le terrain. Un échec sportif qui amènera la rétrogradation du club. En revenant en Anjou, il voit très vite le SCO englué à la dernière place. Une contre-performance qui l’envoie dans l’antichambre de l’élite. Avec Bernardoni, l’issue est souvent défavorable.

En bref

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